Lectures de voyage

Un petit mot, en vitesse, depuis Victoria B.C., au sujet de mes lectures de voyage. En prévision d’un périple d’une quinzaine de jours dans l’Ouest canadien, j’avais téléchargé deux bouquins sur ma liseuse. J’ai commencé à lire le premier à l’aéroport de Québec et l’ai terminé au dessus du Manitoba. 😳

Il s’agit de Amsterdam de Ian McEwan, un auteur que j’aime beaucoup. Deux amis de longue date se retrouvent au décès de leur ex-maîtresse commune. Vernon Hallyday est rédacteur en chef d’un journal, Clive Linley, compositeur de musique. Chacun est ambitieux, imbu de lui-même, préoccupé de son succès au point de marcher sur ses propres valeurs morales tout en défendant à tout crin ses agissements. Or les circonstances les entraîneront à Amsterdam, dans un spirale infernale.

Comme à son habitude, McEwan prend son temps, préfère les détails aux rebondissements, construit avec minutie les rouages par lesquels ses personnages seront happés. Amsterdam n’est mon livre préféré de cet auteur, mais ça reste une lecture captivante.

Mon deuxième bouquin a duré un peu plus longtemps, mais pas assez pour agrémenter mon voyage de retour. Je n’avais jamais lu Liane Moriaty, mais j’avais son nom inscrit dans ma liste de livres. Un peu, beaucoup, à la folie met en scène trois couples, plus ou moins voisins et qui se retrouvent pour un barbecue qui bouleversera la vie de chacun des protagonistes. On sait d’entrée de jeu que les choses ont mal tournées lors de cette fatidique soirée. De chapitre en chapitre, d’un aller retour constant entre le présent et ce passé si récent, l’auteure décrit la journée depuis son début, du point de vue de chacun des personnages, ce qui inclue aussi une jeune fille de 10 ans, distillant les indices à la manière du supplice de la goutte d’eau.

La force de Moriaty, c’est la psychologie fouillée des personnages, leur caractère distinct, leur complexité, leurs ambiguïtés, leur colère et leur tendresse. Intéressant.

Pour ma dernière semaine, j’ai téléchargé L’ombre de Gray Mountain de John Grisham, qu’on m’a chaudement recommandé. Je vous en reparlerai.

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