Rester sur sa faim.

Le dernier Café littéraire auquel j’ai assisté aux Correspondances d’Eastman avait pour titre Ravies par l’Autre et réunissait quatre femmes à la production pour le moins hétéroclite.

Gabrielle Giasson-Dulude est l’auteure d’un essai sur le mime, Katherine Georges est romancière et a reçu le prix du Gouverneur général pour De synthèse, Elsa Pépin a dirigé un collectif sur l’accouchement, intitulé Dans le ventre, et enfin et non la moindre, Joséphine Bacon publie de la poésie en langue innue et française.

Dans l’ordre habituel, Gabrielle Giasson-Dulude, Katherine Georges, Joséphine Bacon, Elsa Pépin

Catherine Voyer-Léger, animatrice, m’a semblé travailler aux forceps pour créer des liens entre ces univers disparates. Redoutable tâche.

Il en est résulté des moments intéressants, voir émouvants, mais aussi la frustration de n’effleurer que les oeuvres et la pensée de chacune. Pourtant, comme il eut été intéressant d’en entendre davantage sur la violence de l’accouchement médicalisé en opposition aux fictions dominantes de l’accouchement rêvé. Que j’aurais aimé écouter Joséphine Bacon nous parler de l’attachement de sa communauté au territoire, de la toundra qui parle, l’écouter nous lire sa poésie si émouvante.

Reste la lecture pour satisfaire mes appétits à satisfaire.