Quand le coeur n’y est pas

Habiller le cœur a peu charmé le mien. Pourtant ce livre, prêté par une amie qui l’avait dévoré, semble avoir conquis de nombreux lecteurs. Je vous réfère d’ailleurs immédiatement à une élogieuse critique de La Presse.

Pour ma part, ce récit autofictionnel m’a laissée sur mon appétit. J’aime l’autofiction de manière générale tout comme j’apprécie parfois les histoires sans rebondissements. Mais cette fois-ci, je me suis un peu ennuyée au cours du voyage. Car voyage il y a. Monique, la mère de Michèle, décide de partir travailler à Puvirnituq à l’âge vénérable de 70 ans. Michèle pour sa part a quitté son Estrie pour essayer de trouver à Montréal l’inspiration pour terminer un roman qui lui donne du fil à retordre. On suit en alternance chacune des deux femmes à travers les événements qui font leur quotidien et qui sont pourtant loin d’être anodins.

Il est difficile de comprendre parfois pourquoi certains personnages nous laissent de glace. Ce qui est plus clair, c’est mon agacement devant les démarches trop ouvertement didactiques, que ce soit relativement à l’état de la planète ou à notre comportement honteux à l’égard des Premières nations. De plus, le style de l’auteure ne se laisse jamais oublier, comme si on sentait l’effort pour bien écrire. Un peu plus de simplicité m’aurait davantage attachée à l’histoire.

Michèle Plomer, Habiller le cœur, Marchand de feuilles, 2019, 358 pages

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