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Archive for the ‘Activités littéraires’ Category

Il faut que je partage ce plaisir avec vous : hier, des amis nous ont reçu à souper. On a bien bu, bien mangé et bien causé. Un beau moment d’amitié. Et comme si ce n’était pas assez, je suis repartie avec une boîte de livre qu’ils m’ont prêtés: 9 William Boyd, 6 John Le Carré et un Bernard Pivot. Noël en plein été, vous dis-je!

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fullsizeoutput_437cLa page blanche… Ce matin, après deux jours de travail à dégrossir mes personnages, à leur donner forme, couleur, odeur, ce matin, donc, je commence l’écriture de mon roman. Une histoire qui parlera de l’attachement, de ses angoisses, de ses obstacles. Seule dans un cocon douillet, en compagnie de deux chats turbulents et attachants. Et je bute sur la phrase magique qui va entraîner le reste de l’histoire à sa suite, facilement et sans douleur. Illusion. D’autant plus que je sais parfaitement que cela n’a aucune importance, que ces premières phrases de mise en train seront probablement effacées, que tout l’ouvrage peut être réécrit, réaménagé, chamboulé. Alors go!

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Très belle émission de La grande librairie, ce soir (23 mars 2017). Un thème qui me tient particulièrement à coeur en ce moment: la relation à la mère dans les romans. Dans Ma mère, cette inconnue, Philippe Labro s’acquitte de l’attente qu’avait formulée à son égard sa fratrie, soit d’écrire la vie singulière de leur mère. Anne Dauphine-Julliand quant à elle raconte la perte de son deuxième enfant, une petite fille, pour que ses frères, plus tard, bénéficient eux aussi de ce que la petite leur a appris, comment vivre au jour le jour, comment être heureux. Le titre a quelque chose de touchant, voire de bouleversant: Deux petits pas sur le sable mouillé. Abdallah Taïa, Marocain vivant en France, évoque sous le mode épistolaire sa relation de benjamin non désiré. Je passe sur les lauréates du prix France Télévision, toutes deux fort intéressantes pour souligner la présence de la grande écrivaine américaine qu’est Louise Erdrich dont j’avais lu avec beaucoup d’émotion Dans le silence du vent, un livre magnifique. Quelques-unes de ses œuvres ont été recommandées par François Busnuel, dont Le pique-nique des orphelins que je me propose de lire à la première occasion.

Comme toujours, des réflexions captivantes sur le rôle de l’écrivain, de la lecture, de la frontière poreuse entre réalité et fiction. Mais surtout, ce soir, ces regards, bleus ou sombres, tendres ou brûlants. Une douceur entre ces écrivains réunis autour d’une idée, le lien à la mère, et d’un désir, dire, raconter au plus près de la vérité, non pas celle des faits, mais celle des émotions.

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Entre la fin de l’écriture d’un roman et son lancement s’écoulent plusieurs mois de travaux obscurs, mais combien nécessaires! C’est la saison du polissage, de la correction, de la mise en forme, de l’impression. Pour l’auteure, la saison de l’attente.

Bientôt, la saison de l’attente cédera le pas à La saison des mensonges. C’est le titre de mon petit dernier au lancement duquel il me fait un immense plaisir de vous convier.

La rencontre se tiendra le 10 décembre prochain, de 14 heures à 16 heures, à la Bibliothèque Monique-Corriveau, 1100 route de l’Église, arrondissement de Sainte-Foy. Vous êtes tous cordialement invités ainsi que toute personne intéressée, sans autres formalités. Venez partager mon bonheur et prendre un verre à la santé du dernier né.

Prenez note que le livre ne sortira en librairie qu’au début de janvier. Sachant que je serai à ce moment à l’extérieur du pays, mes éditeurs ont eu la gentillesse de me permettre de devancer le lancement. Profitez de cette chance de mettre la main sur votre exemplaire avant Noël et, pourquoi pas, de vous en procurer un deuxième à offrir comme cadeau d’hôtesse original à l’occasion d’une des nombreuses réceptions qui ponctuent la saison des festivités.

 

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Mes enfants sont nés dans le quartier Montcalm. J’ai dû le quitter alors qu’ils étaient encore petits. Je suis revenue depuis près de vingt ans dans ce coin de ville que j’adore, un jardin à vrai dire. Je croyais connaître mon quartier… La promenade des écrivains, qui lui est consacrée, ébranle mon assurance et me le fait découvrir par les yeux des autres, ceux des écrivains qui l’habitent, et ceux de notre guide, Marie-Ève Sévigny.

Le site de La Promenade des écrivains annonce ainsi l’activité:

Montcalm, souvenirs d’hier et d’aujourd’hui

Appuyé au fleuve par sa falaise et ses plaines, le quartier Montcalm est une île dans la ville, où la sagesse des arbres centenaires se mêle au silence des augustes demeures victoriennes, ainsi qu’au brouhaha des cafés, théâtres, musée, galeries, épiceries fines… À l’occasion du centenaire de la fusion de la Ville de Montcalm à la Ville de Québec, neuf écrivains du quartier racontent la douceur de vivre : Guy Boivin, Esther Croft, Christine Eddie, Hans Jürgen Greif, Jean Lemieux, Claire Martin, Gilles Pellerin, André Ricard et Julie Stanton.

* Documentation : Réjean Lemoine, historien.

Rendez-vous coin Père-Marquette et De Lévis. Et nous voilà partis, au gré des lectures et des commentaires, pour un voyage dans l’espace et dans le temps, par rues et ruelles, par hier et aujourd’hui. Des voix racontent. On imagine la vie qui bat. Des enfants jouent, des vieilles remettent leurs pas dans ceux de leur jeunesse, des élèves reluquent avec envie la mixité dans la cour de l’école anglophone, de l’autre côté de la rue. Toutes les époques se mélangent. Par moments, comme dans un film d’animation, la ville se déconstruit, les anciens domaines refont surface, les belles demeures retrouvent leurs aises dans la verdure environnante. Ici une forge, là un verger. Pour un peu on entendrait le pas des chevaux. Puis, comme par magie, la ville se métamorphose, se reconstruit, rasant parfois l’histoire pour ériger sa modernité. Le décor se remet en place, désormais plus intelligible, plus habité.IMG_2135

On revient de cette incursion dans l’âme du quartier et de ses auteurs toute remuée, avec le goût d’arpenter de nouveau ses rues, de se perdre dans ses ruelles ombragées, de lire les livres de ceux et celles qui nous ont un instant, trop court, fait entendre leur voix, de les découvrir ou de les redécouvrir. Comme chaque fois qu’on se laisse atteindre par la parole des écrivains, on sent en soi la vie plus large et plus profonde.

La Promenade des écrivains, c’est une dizaine de circuits animés avec verve et humour par Marie-Ève Sévigny, écrivaine et journaliste littéraire. Deux heures de pur bonheur!

 

 

 

 

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En tant qu’auteure et lectrice boulimique, je vous invite à appuyer cette belle initiative qui se répète pour la troisième année consécutive. Le 12 août, sortez, visitez votre librairie de quartier (ou une grande surface) et achetez un (ou plusieurs 😉 ) livre québécois.

À titre de suggestion, parmi les livres lus au cours de la dernière année, en voici quelques-uns qui m’ont beaucoup plu:

N.B. En cliquant sur le titre, vous pourrez lire mes commentaires à son sujet.

Enfin, j’ose ajouter à la liste mes deux derniers romans, La fugueuse et Les blessures du silence, que les libraires se feront un plaisir de vous commander s’il ne se trouve plus sur leurs rayons. En suivant le lien, vous trouverez un résumé, un extrait et quelques commentaires de lecteurs.

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J’oublierai à peu près tout ce que j’ai entendu au cours des trois derniers jours et j’en pleure presque. Ne me resteront que quelques paroles décousues, des impressions , des idées éparses. Pourtant je voudrais que tout cela resté gravé en moi, qu’aucun mot ne soit perdu. J’aimerais pouvoir réentendre à la demande ces magnifiques chansons de Barbara, portées au sommet de leurs expressivité par la voix, la sensibilité et la passion de Marie-Thérèse Fortin, entendue jeudi soir, au cabaret d’Eastman. De même pour l’histoire d’Anne Hébert et ses textes livrés de façon magistrale par les comédiennes Lysanne Gallant et Anne Dansereau, lecture ponctuée par les accords délicats de la pianiste Arianne Deslions, et qui ont enchanté notre vendredi soir. Et d’autres voix encore, celle d’Anaïs Barbeau-Lavallette toujours bouleversante de vérité et de simplicité, celle de Jean Désy, vivante, vibrante.

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Pierre Morency (à droite) discutant avec Étienne Beaulieu, directeur de la programmation des Correspondances

Celle du grand poète qu’est Pierre Morency partageant avec nous sa vision du métier basé sur l’attention, à soi, à l’autre et à ce qui nous entoure, et sur la tension, cette concentration nécessaire à la création. L’entendre encore nous expliquer la beauté de la plume, sa légèreté qui porte, où évoquer avec émotion sa relation avec Gabrielle Roy. J’oublierai presque tout. Et pourtant j’en reviens avec l’impression très nette que ma vie est plus vaste aujourd’hui qu’hier. Mon désir de voir, de sentir et d’écrire en est avivé.

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Dans le jardin Le portage des mots

Ce désir trouve immédiatement à se concrétiser dans la fréquentation des jardins et chambres d’écriture. Cette année, nous sommes allés vers Le portage des mots, des sentiers dans le sous-bois où nous attendent quelques bancs accueillants et diverses installations artistiques qui illustrent des œuvres littéraires, romans, bandes dessinées, contes pour enfants. Là, dans le bruit de cascade du vent dans la tête des peupliers, le regard vagabonde de la lettre en voie de rédaction aux branches basses mouchetées de soleil et d’ombre. Un groupe d’enfants lancés dans un chasse au trésor passe en courant, pas plus dérangeant qu’une nuée de moineaux qui se serait posée près de nous. Les enfants repartent, excités et joyeux. Nous concluons notre lettre et nous repartons à son tour, harponnés ici et là par les mots qui peuplent le silence des sentiers. Moments de plénitude et de sérénité.

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