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Archive for the ‘Activités littéraires’ Category

Après une pause d’un an pour cause d’achats immodérés de meubles, le plus beau cadeau de Noël dont je puisse rêver était de nouveau sous l’arbre.

Quatorze objets enserrant leur mystère entre deux couvertures. Quatorze voix prêtes à me raconter une histoire pour meubler les sombres soirées d’hiver. Quatorze véhicules qui m’emporteront ailleurs, vers une destination inconnue… Des livres primés récemment, dont certains m’enchanteront et dont d’autres me tomberont peut-être des mains…fullsizeoutput_4793

  • Kazuo Ishiguro, Les vestiges du jour, Prix Nobel de littérature
  • Éric Vuillard, L’ordre du jour, Prix Goncourt
  • Maryam Madjidi, Marx et la poupée, Prix Goncourt du premier roman
  • Yannick Haenel, Tiens ferme ta couronne, Prix Médicis
  • John Edgar Wideman, Écrire pour sauver une vie, Le dossier Louis Till, Prix Fémina étranger
  • Kaouther Adimi, Nos richesses, Prix Renaudot des Lycéens et Prix du style
  • Olivier Guez, La disparition de Josef Mengele, Prix Renaudot
  • Daniel Rondeau, Mécanique du chaos, Grand prix du roman de l’Académie française
  • Pierre Ducrozet, L’invention des corps et Zarca, Panama Underground, Prix de Flore
  • Jean-René Van Der Plaetsen, La nostalgie de l’honneur, Prix Interallié
  • Christian Guay-Poliquin, Le poids de la neige, Prix littéraire France-Québec, Prix littéraire du Gouverneur général, Prix littéraire des collégiens, Prix Ringuet
  • Grégoire Bouillier, Le dossier M, Livre 1, Prix Décembre
  • Philippe Jaenada, La serpe, Prix Fémina

À suivre…

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Tel était le thème du concours d’écriture de la dernière édition du festival littéraire, Les correspondances d’Eastman. Voici donc ma lettre fictive à Thérèse, un des nombreux visages qui nous étaient propo

sés pour stimuler notre imagination, lettre qui m’a valu l’honneur d’être finaliste.

Chère Thérèse,

Therese

Je suis de retour à la maison après mon séjour chez toi, où tu m’as accueillie avec tant de chaleur et de gentillesse. J’avais déjà trop tardé à faire la rencon

tre de mes lointaines cousines d’Alberta. Ce voyage est devenu pressant lorsque j’ai appris la grave maladie de ta sœur cadette.

Merci donc de m’avoir ouvert ta porte toute grande, de m’avoir guidée dans ta ville, d’avoir organisé un souper avec tes sœurs. Merci surtout de m’avoir ouvert ton cœur, d’avoir partagé avec moi tes peines et tes joies comme si j’étais une amie de longue date. J’en ai été profondément touchée.

Les propos que tu m’as tenus au sujet de ta piètre maîtrise du français m’ont particulièrement bouleversée. Tu ne t’exprimes correctement dans aucune langue, ni en français ni en anglais, m’as-tu dit avec dépit, les larmes aux yeux. La chance que tu as de parler deux langues ne te console pas de l’érosion de celle qu’on dit maternelle.

Tu m’as informée que, des six filles de la famille, seules les quatre aînées peuvent encore parler le français, mais, m’as-tu avoué, aucune ne peut le lire couramment. Elles se sont jointes à nous pour un souper de cousines. Encore là, j’ai été consternée d’apprendre qu’elles avaient hésité à accepter l’invitation, embarrassées en ma présence par leur niveau de langage. C’était à pleurer. Moi qui n’avais qu’un désir, créer des liens avec les filles de mon oncle, le frère adoré de mon père, et dont nous avions tant entendu parler. Malgré mon enthousiasme et mes efforts pour les mettre à l’aise, tes sœurs ont été peu loquaces. La conversation est demeurée malaisée, et elles sont rentrées chez elles très tôt.

Sur le vol de retour vers le Québec, j’ai beaucoup songé à tout cela. À cette désolation qui est la vôtre. Je crois que mon oncle et ma tante tenaient à vous transmettre le français en héritage. Or, après le primaire, vous avez dû fréquenter l’école anglaise et ce fut ardu. Toutes ont par la suite épousé un anglophone, toutes ont travaillé en anglais. Comme quoi, on peut être exilé à l’intérieur de ses propres frontières. En soi-même aussi lorsque ses limites érigent un mur infranchissable entre soi et les autres. Comme les îles que ne relierait aucun pont. Pourtant, quoi que vous en disiez, votre français a tenu bon et a permis des échanges intimes entre nous deux.

J’aimerais tant te consoler. Je sens bien cependant que la blessure est profonde, de l’ordre d’une amputation que ma visite a eu pour effet de mettre en évidence. Malgré tout, j’espère que nous saurons cultiver ce lien encore fragile, cette ébauche de passerelle que nous venons de créer. Après tout, nous habitons le même archipel, celui de la francophonie menacée.  

Avec toute mon affection,

Ta cousine du Québec

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Juste un mot pour vous dire que finaliste je fus et finaliste je suis restée. Il s’agit toujours du concours de l’Interlettre dans le cadre des Correspondances d’Eastman. C’est déjà ça et j’en suis bien heureuse. Merci pour vos encouragements.

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Et voilà, c'est reparti pour nous en mettre plein la gueule! Des émotions, je veux dire. Quand c'est signé Marie-Thérèse Fortin, on sait que ça va être bon. Et pourtant, on reste estomaqué que ça le soit autant, meilleur encore que ce à quoi on s'attendait. Je parle du spectacle Ils ne demandaient qu'à brûler, au Cabaret d'Eastman, en cette première journée des Correspondances. Un florilège sur fond musical des poèmes de Gérald Godin et des chanson écrites ou interprétées (c'est pareil, car en les chantant, elle les recréait) par l'inoubliable Pauline Julien. Des mots qui nous rentrent dedans, portés par la voix magnifique et l'intensité poignante de Christian Vézina, par celle chaude et pleine de Marie-Thérèse Fortin et par le jeu inspiré d'Yves Léveillé. La puissance des mots lorsque la parole est incarnée, ancrée dans l'expérience pleine et entière, avec ses joies délirantes, ses peines sans fond, ses angoisses déraisonnables, ses colères noires, ses espoirs fous. Tout l'humain en synthèse dans Une sorcière comme les autres ou dans les Cantouques bien sentis de Godin. Et l'engagement, et l'espoir d'un pays. Les larmes aux yeux que j'ai encaissé tout ça. Touchée à l'os. Nostalgique aussi de cette époque où on a bien cru qu'on se le donnerait, ce pays. Faudra peut-être le faire autrement, me dit une amie, au sortir du spectacle. Oui, sans doute… Une chose est certaine, la parole est notre seul espoir, la parole et ce qu'elle permet de sauver ce qu'il y a d'humain dans la bête humaine.

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fullsizeoutput_43c2Chaque année, j’assiste avec beaucoup de bonheur aux Correspondances d’Eastman. Cette fois-ci, j’ai eu envie de participer au concours. Il s’agissait d’écrire une lettre à un personnage imaginaire de la francophonie en choisissant parmi les quelques figures qui nous étaient proposées. On m’a informée cette semaine que j’étais finaliste. La conclusion dimanche prochain lors de la cérémonie de clôture des Correspondances…

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Noël en été

Il faut que je partage ce plaisir avec vous : hier, des amis nous ont reçu à souper. On a bien bu, bien mangé et bien causé. Un beau moment d’amitié. Et comme si ce n’était pas assez, je suis repartie avec une boîte de livre qu’ils m’ont prêtés: 9 William Boyd, 6 John Le Carré et un Bernard Pivot. Noël en plein été, vous dis-je!

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fullsizeoutput_437cLa page blanche… Ce matin, après deux jours de travail à dégrossir mes personnages, à leur donner forme, couleur, odeur, ce matin, donc, je commence l’écriture de mon roman. Une histoire qui parlera de l’attachement, de ses angoisses, de ses obstacles. Seule dans un cocon douillet, en compagnie de deux chats turbulents et attachants. Et je bute sur la phrase magique qui va entraîner le reste de l’histoire à sa suite, facilement et sans douleur. Illusion. D’autant plus que je sais parfaitement que cela n’a aucune importance, que ces premières phrases de mise en train seront probablement effacées, que tout l’ouvrage peut être réécrit, réaménagé, chamboulé. Alors go!

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