Quand les chiens sont lâchés

«[…] depuis toujours c’est la fiction qui nous révèle à nous-mêmes, c’est sa distance et son étrangeté – pour lesquelles la pensée humaine l’a en quelque sorte créée – qui permettent de voir ce qu’autrement on ne verrait pas, ou ne verrait pas aussi fortement.»*  D’où sans doute ma fascination pour ces histoires et cesPoursuivre la lecture de « Quand les chiens sont lâchés »

Une perle de lait

Elle sommeillait. J’ai fermé les yeux et j’ai revu sa tête ronde de bébé, endormie sur mon sein, avec, au coin des lèvres, une perle de lait. La suite s’est enchaînée comme une bande-annonce de film qu’on n’a pas demandé à revoir… Dès qu’elle le peut, elle commence à s’éloigner. Ses reptations l’emportent loin dePoursuivre la lecture de « Une perle de lait »

Des pas dans la ville

J’avais mes raisons de suivre cet homme? Autrefois, je l’ai tant aimé. Un jour, à la suite d’une violente dispute, il est parti sans laisser d’adresse? Longtemps, j’ai cru qu’il avait quitté la ville. Aussi, mon cœur fait un bond quand je l’aperçois dans le jardin où je prends souvent mon repas. Je le reconnaisPoursuivre la lecture de « Des pas dans la ville »

La prime

À l’écart, sur la galerie, elle regarde s’éloigner la voiture emportant sa fille et son petit-fils. Son cœur se serre. Ne pas penser. Prendre les minutes une à une. Se rendre à lundi sans s’effondrer. Elle doit attendre de savoir. Lundi… le médecin lui expliquera pourquoi des examens complémentaires sont requis. Combattre la certitude dePoursuivre la lecture de « La prime »

La fin de la nuit

Saoule de fatigue, une journée de plus dans les reins, je sors du bureau. Dehors, la ville a disparu. Le ciel s’est effondré sur elle. La neige tourbillonnante m’étouffe. Je me rentre le cou dans les épaules et, le capuchon de mon manteau rabattu sur le visage, je me traîne à l’aveuglette vers le bistroPoursuivre la lecture de « La fin de la nuit »

L’ogre

Laurence tremblait un peu lorsqu’elle s’avança devant le groupe pour lire sa composition. Louiselle, sa maîtresse, l’avait convaincue que son texte intéresserait beaucoup les élèves de sa classe de 6e et, qui sait, qu’il pourrait les aider à combattre les ogres. La fillette prit une grande inspiration et s’élança, la voix chevrotante : « Croyez-vous aux ogres?Poursuivre la lecture de « L’ogre »

Un songe de pierre et d’eau

J’ouvris un œil. Le train entrait en gare et les passagers, hommes d’affaires, touristes, parents et enfants, s’agglutinaient déjà aux sorties. Je leur emboîtai le pas et me coulai sur le quai, la bouche encore pleine de sommeil. Les coups d’épaule des voyageurs pressés et les bruits qui m’assaillaient, grincements de mécanique, crépitement des chariotsPoursuivre la lecture de « Un songe de pierre et d’eau »

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