À mon père

Je pense aujourd’hui à mon père en allé bien trop jeune et qui malgré sa rudesse fut un véritable père. Pour toi, le jeune homme, le prétendant qui a séduit ta mère n’existe pas. Ton père est tel que tu le vois, de toute éternité et pour toujours dans les siècles des siècles: massif, immense,Poursuivre la lecture de « À mon père »

Vu en ville

Rue Fraser, sur un balcon partiellement ombragé par un orme, trois jeunes femmes. Une est assise sur une chaise, une seconde sur le plancher, la troisième sur la plus haute marche. Celle-ci caresse distraitement un gros chat roulé en boule. Elles ne se laissent déranger ni par les taches mouvantes du soleil ni par lePoursuivre la lecture de « Vu en ville »

Déroutante promenade

Je rentre chez moi, toute chamboulée. J’étais pourtant sortie marcher sans me méfier. Le circuit habituel. Je quitte l’immeuble par l’avenue Laurier que je remonte jusqu’au jardin Jeanne d’Arc. Je le traverse en m’amusant du décor d’Halloween qui l’égaie depuis le début du mois. Je pique ensuite vers la falaise et je longe la rangéePoursuivre la lecture de « Déroutante promenade »

La belle et le boucher

La vie nous offre parfois des instants délicieux qui, à eux seuls, font notre journée. Quoi de plus banal, voire ennuyeux, que de faire le pied de grue chez le boucher pour payer sa vulgaire poitrine de poulet? Et quoi de plus intéressant, pour prendre son mal en patience, que d’observer les gens? La boucheriePoursuivre la lecture de « La belle et le boucher »

Au Jardin du temps qui passe

Bonjour toi, Au Jardin du temps qui passe (si lentement!), des musiciens jouent de leurs divers instruments (flûte, picolo, hautbois) des airs cristallins à rendre jaloux le chardonneret s’il avait l’idée saugrenue de se comparer. J’ai enlevé mes chaussures et posé mes pieds dans l’herbe fraîche. Et il m’est venu le goût de t’écrire. UnePoursuivre la lecture de « Au Jardin du temps qui passe »

Sur pied de guerre

Depuis quelques semaines déjà, des bruits de bottes résonnaient sur les trottoirs malgré les tapis de feuilles. Ça s’en venait. On le savait. Ce n’était pas la première fois que nous serions assaillis, ni la dernière. Et je songeais comme nous avions acquis une étrange résignation, une sorte de fatalisme envers l’envahisseur. L’air morne, lesPoursuivre la lecture de « Sur pied de guerre »

Mon Halloween

Ce matin, le doux soleil de novembre m’a tiré par le bras jusque dehors. Tiens, je me suis dit, je vais aller faire un tour au jardin Jeanne d’Arc pour admirer le magnifique décor d’Halloween. Tout en déambulant, j’imaginais les petits qui devaient, hier soir, fourmiller dans le sombre lieu à peine éclairé par quelquesPoursuivre la lecture de « Mon Halloween »

La passeuse

Je suis une femme de la montagne. Porteuse des mots dits. Je suis sortie des flancs généreux des montagnes du Yémen. Comme une coulée de lave. J’ai cueilli les mots comme fleurs. Je les ai transplantés dans un livre très beau. Ils ont refleuri, se sont multipliés à l’infini, ont confiné à l’insondable. Ces motsPoursuivre la lecture de « La passeuse »

Sur le vol de la Corneille de Miron

La corneille de Miron m’est venue par grand vent. Alors que dans mon coin de broussailles et d’eau, la rivière trébuchait de hâte sur quelques glaces obstinées. Après des pages et des pages d’émotions intimement connues et reconnues, toute remuée comme les arbres malmenés autour de la maison qui craque, la corneille a croassé. PetitPoursuivre la lecture de « Sur le vol de la Corneille de Miron »

Le blues de Noël

Quelques brins de neige et ça y est! J’ai le blues de Noël. Une nostalgie qui m’étreint et me tiendra jusqu’au 24 décembre. Mon Noël de grande ne vaudra jamais celui de la petite que j’ai été. Rien à faire. Pareil pour plusieurs d’entre vous, sans doute. Mon Noël d’enfant… Qu’avait-il de si extraordinaire pourPoursuivre la lecture de « Le blues de Noël »

Eau

J’écrivais dans un récent article que j’aime l’eau plus que tout, consciente de ne soulever que la goutte d’un sujet vaste comme l’océan. Il faudra un jour que je m’explique. Car plusieurs savent que je ne suis pas faraude dans les rapides ou les vagues trop musclés! Un jour, donc, je parlerai de la rivièrePoursuivre la lecture de « Eau »

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