Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Complètement fascinée, je n’ai mis que trois jours à dévorer le dernier tome de la trilogie de Karla, Les gens de Smiley de John Le Carré, alors que j’avais un peu traîné de la patte sur le deuxième, Comme un collégien. Pourquoi l’ai-je trouvé meilleur? Peut-être parce que moins de personnages nous étourdissent de leurs histoires individuelles qui s’entrecoupent. Malgré les notes, j’en perdais parfois mon écossais. Mais dans Les gens de Smiley, la foule s’est dispersée pour nous laisser suivre la trace de Smiley lui-même. Et c’est lui qu’on veut voir. C’est lui qu’on aime. Presque de façon incompréhensible d’ailleurs.

Car, en quoi est-il attachant, ce petit bonhomme rondouillard, si peu expressif, si peu liant, si souvent déprimé. Pourtant on lui voue la même admiration que «ses gens» pour qui Smiley, même mis sur la touche, reste le number one, le plus grand, le plus intelligent. Il ne fait pourtant pas étalage de la fulgurante de son cerveau et de sa mémoire phénoménale, présentant souvent le faciès, sinon d’un demeuré, tout au moins d’un petit fonctionnaire sans envergure. Ce qui est d’ailleurs une facette de sa force. Et puis c’est un ambivalent, Smiley! Rien n’est blanc ni noir. Il est à la fois convaincu de son droit et sûr de rien. Il a la foi et doute en même temps. Il se croit intègre tout en pensant parfois n’être que l’envers de la médaille de la brute totale qu’est son ennemi de toujours: Karla.

On se doute bien que ce dernier tome de la trilogie remettra notre fin limier sur les traces de la bête. Mis à la retraite contre son gré, on le rappelle à titre privé pour faire la lumière (ou plutôt pour balayer les miettes sous le tapis) sur une affaire, un crime, qui porte la signature de Karla. Plutôt que d’étouffer l’affaire en faisant passer la victime pour un vieux fou comme on le luis souffle à l’oreille, Smiley monte en douce la preuve qui obligera les services secrets britannique à lui permettre d’aller au bout de sa traque. Je ne vous dirai pas comme se termine l’affaire ni si elle s’avère un succès, mais je vous laisse le plaisir de découvrir toute la finesse de Le Carré lorsqu’il s’agit de conclure.

Pour le reste, c’est du Le Carré à son meilleur. Toujours la même écriture vive, inventive, le même don des descriptions, des atmosphères, des portraits. Du bonheur. Même si je n’ai pas tout compris et que j’aurais intérêt à relire la trilogie si elle ne courait sur un total de 1488 pages!

John Le Carré, Les gens de Smiley, Éditions du Seuil, coll. Points, 1980, 431 pages

Read Full Post »

J’avais adoré Les Impliqués de Zygmunt Miloszewski, j’ai tout autant apprécié Un fond de vérité. Et cette escapade dans une petite ville de la Pologne, Sandomierz, infiniment plus belle que la pauvre Varsovie martyrisée par les guerres.

véritéFidèle à lui-même, l’auteur développe son intrigue sur fond d’histoire et d’actualité, comme si captiver le lecteur ne saurait se faire sans lui faire partager, en prime, une facette de son pays d’origine. Dans Les Impliqués, il était question de la survivance plus ou moins clandestine de l’intelligentsia communiste du temps de la guerre froide. Ici, c’est le passé juif de la ville de Sandomierz qui remonte, les remords de la population catholique quant à son rôle actif ou passif dans la Shoah et pire, quant au rejet de ceux qui, contre toute attente, son revenus des camps. Des consciences venues tourmenter ceux qui étaient du bon côté des choses. Un malaise profond, propice à la résurgence de légendes sanguinaires faisant des Juifs des voleurs d’enfants. Surtout avec ce meurtre incompréhensible d’une des femmes les plus appréciées de sa communauté. Et les signes hébraïques semés par le meurtrier donnant à penser à une vengeance longtemps différée. Un meurtre suivi de deux autres qui donneront bien du fil à retordre à l’attachant procureur Teodore Szacki, fraîchement séparé, totalement déprimé, exilé dans une petite ville où, contrairement à la surcharge de travail qui le tuait à Varsovie, rien ne se passe. Rien, sinon ces meurtres presque bienvenus, si tant est qu’il ose se l’avouer.

Et toujours la plume inventive et humoristique, parfois poétique, de Miloszewski.

Sobieraj se tut aussitôt et Teodore regarda attentivement sa patronne. Elle ressemblait toujours à une maman au regard doux, avec son sourire de thérapeute pour enfants et sa voix qui sentait la vanille et la levure à pâtisserie.

Un grand plaisir de lecture par l’intrigue captivante, la leçon d’histoire, l’exotisme du voyage de l’autre côté de l’ex-rideau de fer, le style vivant de l’auteur.

Zygmunt Miloszewski, Un fond de vérité, Miroboles Éditions, 2014, 373 pages

Read Full Post »

Voyez sa version finale sous le titre Quand la guerre et l’art dialoguent

Read Full Post »

Occasionnellement, je préfère la liseuse au livre papier. Légère malgré les nombreux titres qu’elle contient, rétroéclairée pour une lecture discrète, la nuit, en cas d’insomnie, la lecture sur liseuse me semble une bon complément à son mode traditionnel. De plus, lorsque je suis à court de bouquins, des milliers de titres sont à portée de mes doigts, de jour comme de nuit.

Et rien n’est plus logique, pour alimenter mon appareil, que l’emprunt en bibliothèque, surtout s’il s’agit de romans. En effet, je trouve ennuyeux d’acheter une œuvre de fiction en format dématérialisé, qui sera prisonnière d’une liseuse, donc impossible à prêter comme on le fait avec le bon vieux livre papier.

Et c’est là que commence mon calvaire. Comment trouver un titre intéressant ? Je consulte pour ce faire la liste que j’alimente au fil du temps et des recommandations de sources diverses. Bonne chance pour emprunter un exemplaire d’un de ces titres. Soit ils ne sont pas publiés en format numérique, soit ils sont déjà empruntés et indisponibles avant des semaines, des mois, voire des années ! Je tape alors dans la ligne de recherche des bibliothèques que je fréquente le nom d’auteurs qui me viennent à l’esprit. Même problème. Ces tâtonnements durent une bonne heure avant que je finisse par tomber sur des livres d’intérêt et disponibles à l’emprunt.

J’en suis tout de même venue à bout, aujourd’hui, et j’ai ainsi déniché Mrs Dalloway de Virginia Woolf, une auteure que je veux lire depuis longtemps, et Le retour du professeur de danse de mon cher Henning Mankell. Je vous en donnerai bien sûr des nouvelles, comme à mon habitude.

À bien y penser, les complications de la recherche de titres ont peut-être un avantage, celui de me guider vers des livres que je n’aurais peut-être pas lus autrement… Mais bon, si vous avez des trucs pour faciliter l’exercice de repérage, ne vous gênez pas pour me les faire connaître.

 

Read Full Post »

2013 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 2  000 fois en 2013. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 33 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Read Full Post »

paperblog

Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo carmenrob.

Read Full Post »

Je vous invite à consulter la section La plume des autres, sur mon blog. Deux poèmes très touchants y ont été déposés par Cathy et Diane. Décidément, le deuil sous toute ses formes est un grand inspirateur. La poésie est souvent alors la forme qui se présente à nous pour exprimer ce qui ne peut se dire autrement.

Read Full Post »

%d blogueurs aiment cette page :