Poésie sous le marronnier

Poésie sous le marronnier

Vous vous dites peut-être que je semble avoir abandonné la lecture tant je me fais rare. Il n’en est rien. C’est plutôt que je lis plusieurs livres à la fois. Récemment, ce qui a meublé mes heures de lecture relève de la prose poétique, du suspense et de la littérature classique. Plus précisément, je me suis délectée de la plume de Jean-François Beauchemin, dont je vous parlerai plus longuement dans ce billet, je me suis laissée happer par un meurtre au Quai d’Orsay (prochain billet) et j’égraine patiemment les 20 titres constituant Les Rougon-Macquart d’Émile Zola (j’e vous en parlerai’y reviendrai un de ces jours).

Jean-François Beauchemin! Je m’en confesse, une découverte. Je n’avais pas encore lu cette plume unique, poétique, inclassable. Manon sous le marronnier se présente comme le récit métaphorique d’une histoire véritable. Roman ou récit, ce n’est pas clair, mais c’est sans importance. L’œuvre narrée à la première personne se divise en très courts chapitres décrivant un événement, une impression, un incident, une réflexion, tels que vécus par un narrateur… comment le qualifier? Disons qu’il communique avec ses êtres chers, avec les animaux qui l’entourent ou avec Jésus ou les saints du ciel avec lesquels il lui arrive de déambuler dans la campagne. La campagne et la nature sont aussi des personnages par l’importance, voire la conscience que leur accorde ce promeneur. Mais n’allez pas conclure à l’ésotérisme. C’est plutôt de poésie dont il est question. Une poésie omniprésente, un regard personnel et surprenant posé sur les êtres et les choses, une recherche de sens ininterrompue. De cette lecture se dégage un concentré d’amour et d’amitié, de tendresse mêlée de tristesse, d’inquiétude et de lumière. Et d’humour. Il m’est arrivé à de nombreuses reprises d’éclater de rire. Comme il est si difficile de parler de cette œuvre, je vous livre un extrait du premier chapitre intitulé Salle d’attente.

Vous aurez compris de cette prose enchantée s’adresse à qui aime parfois s’extraire de la furie du monde et se laisser bercer par une écriture d’une infinie douceur. Une lecture idéale, à petites doses, en fin de soirée, pour passer l’éponge sur les saletés laissées dans notre cerveau par les nouvelles du jour.

Ce qu’en dit François Jardon-Gome dans Le Devoir

Jean-François Beauchemin, Manon sous le marronnier, Québec Amérique, 2025, 308 pages


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