Carmen Robertson – Publications

img_3381-1À propos de mon récit, La vive douleur d’être née (ci-dessous), il est mentionné que l’enfance est notre première patrie. Et que nous demeurons à jamais inconsolé d’en être exilé. Il faut aussi ajouter que l’enfance est le roc sur lequel s’érige toute vie et qu’il est illusoire de vouloir la renier…

Une rupture amoureuse force Claude Dubreuil, peintre aquarelliste réputée dont on s’arrache les oeuvres à New York, à revoir ses choix de vie. Piquée à vif par une remarque de son ex au sujet de son embonpoint, Claude décide de se prendre en main sur les conseils avisés de son agent et de ses amies.

Revisiter son corps devient alors l’occasion de remettre en question certains états d’esprit. Des secrets de famille et des blessures d’enfance vont refaire surface, provoquant un tourbillon momentané auquel Claude fait face avec courage. Tout se transforme: son art tout autant qu’elle-même.

De Charlevoix à Québec et de Québec à la Floride, suivez les traces d’une femme plus grande que nature, une battante que la vie n’a pas épargnée. Et que le destin conduira sur un chemin pavé de belles promesses.

Extrait

«C’est à la fin de l’été 86 que je t’ai tuée, Marie. Il le fallait. Ton existence était devenue trop lourde à porter. Je sentais que je ne pourrais vivre que si, toi, tu disparaissais. Et voilà qu’un quart de siècle plus tard, tu refais surface. Tu reviens m’empoisonner la vie. Que me veux-tu? Bien sûr, tu n’as jamais accepté d’être évincée. D’être réduite au silence, retournée au néant. Tu veux parler, donner ton point de vue. Très bien! Je vais t’accorder une seconde chance.

Je ne suis pas écrivaine. Même que j’ai toujours détesté écrire, mais je vais raconter ton histoire, Marie. Moi seule peut le faire. Ne suis-je pas celle qui t’a le mieux connue? Peut-être, alors, serai-je enfin libérée de toi.»

Carmen Robertson, La saison des mensonges, janvier 2017

Des échos

Je viens tout juste de terminer ce roman de Carmen Robertson, et je l’ai littéralement dévoré. Vous savez le style de roman, que l’on ne se possède plus à savoir comment ça va se terminer, et que l’on se retient d’aller voir les dernières pages, et bien c’est un roman comme ça.
Un roman bouleversant, émouvant, Claude, une personne qui a tellement souffert, souffre d’obésité morbide. Et puis tout d’un coup son petit monde ordinaire s’effondre, son mari la quitte, ses grandes amies la harcèlent pour qu’elle aille voir un médecin et qu’elle prenne sa vie, et surtout sa santé en main. (La suite)


L’enfance est notre première patrie. Et nous demeurons à jamais inconsolé d’en être exilé.

C’est à l’occasion du décès de son père que l’auteure ressent avec acuité la perte de l’enfance. Vécue comme une douloureuse fracture entre les âges de sa vie, elle repart sur les pistes de l’enfance, de ses éblouissements comme de ses manques et de ses blessures.

Il en résulte un récit impressionniste qui revisite les moments marquants de l’enfance et de la jeunesse et qui cherche, Untitledcomme un orpailleur, les pépites de sens qui recréeront l’unité de l’être

Carmen Robertson, La vive douleur d’être née, juin 2015

Extrait

« Tu es née en hiver. Peut-être par une de ces nuits minérales et craquantes, quand la lune fait ramper des ombres autour des bâtiments. Peut-être était-ce un jour où une fine poudrerie courait sur les coteaux. Ou peut-être encore des bruits de tempêtes accompagnaient-ils en sourdine les plaintes de ta mère. Tu n’en sais rien puisque ta mère n’a gardé aucun souvenir précis de tes premiers instants de vie alors que tu quittais les marais où tu macérais dans tes origines pour déboucher dans les draps rêches de la vie. Tu ne te rappelles rien, mais tu te souviens de tout. Ta peau a mémoire d’avoir été malaxée, poussée, saisie à pleines mains. Ton corps connaît le grand froid dans lequel on t’a plongée, ce brutal étirement de ton être, ces bruits qui éclataient dans ta tête, ces effluves puissants qui imprégnaient l’air. »

Format papier (19,95 $ plus taxes et frais de livraison)

En vente en ligne chez Lulu.com

Auprès de l’auteure, en m’écrivant carmen.robertson@videotron.ca ou en cliquant sur le bouton ci-dessous:

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Format numérique (9,95 $ plus taxe) (pour liseuses et tablettes

Sur le site de Kobo

 Des échos

« Ce récit est un voyage d’âme beau et touchant, souvent savoureux dans sa phrase ample.» Anne Peyrouse

« L’emploi judicieux des adverbes et des adjectifs permet au texte de couler comme une eau de printemps que nous buvons pour en goûter la subtile saveur. Il y a chez cette auteure une grande force d’évocation […] » Alain Beaulieu


Trois époques, trois générations de femmes dont la destinée a été modelée par les épreuves de la précédente.

couv_LesBlessuresDuSilence_final.inddEn 1941, Albertine épouse le maire du village, un homme méprisant et redoutable. Issue de cette union malheureuse, Nicole, qui refuse de dépendre de quiconque, se jette à corps perdu dans une carrière exigeante dont sa fille Laura, conçue avec un amant de passage, souffrira.

Devenue adulte, Laura tentera d’apprivoiser un héritage tissé de secrets et de blessures. L’affection et la confiance de sa grand-mère agiront comme un baume sur le coeur de la jeune femme, mais cela suffira-t-il à libérer Laura du poids de ses ancêtres?

Ce roman familial poignant illustre à quel point le silence et les malentendus des générations qui nous précèdent peuvent forger notre destin.

Carmen Robertson, Les blessures du silence, Guy Saint-Jean, avril 2015

Extrait

« S’il y a une chose que je comprends maintenant, c’est qu’on est irrémédiablement seul quand nos rêves s’écroulent. Seul. Seul avec sa douleur. J’étais pourtant si heureuse la semaine dernière. Est-il possible que seulement huit jours se soient écoulés depuis mon mariage? J’ai l’impression d’avoir vieilli de dix ans.

Fernand est parti travailler très tôt. Je sirote un café, comme paralysée, me demandant comment ajuster les pièces, moi dans cette maison, moi dans cette nouvelle vie, moi dans ce couple. Tout me paraît étranger et menaçant. Le présent me désarçonne. »

En vente en ligne sur le site Rue des libraires, chez l’éditeur Guy Saint-Jean et dans toutes les bonnes librairies.

Des échos

Un nouveau roman sublime d’intelligence de l’auteure québécoise Carmen Robertson raconte l’histoire de trois femmes, la grand-mère, sa fille la mère et la petite-fille… La suite ici.

«Mon plaisir a été complet, tant pour cette histoire de trois générations, que pour la grande qualité du texte, le rythme du déroulement, et surtout pour toute l’émotion qu’on vit en le lisant. On espère même à la fin que Nicole aille mieux un jour.» Carmen Richard

« Je viens de finir de lire votre livre, Les blessures du silence , et j’ai adoré. J’avais hâte à me coucher le soir pour retrouver Albertine, Nicole et Laura. Je crois que c’est un bon signe que le livre est captivant et les personnages attachants. Ils font partie de notre vie. J’étais même peinée d’avoir fini le livre que j’ai dévoré en trois jours, ou je devrais dire trois nuits écourtées…..  » Louise Verreault

« Quel bonheur, cette lecture! Quelle leçon de vie aussi! Nicole va-t-elle revenir à elle? Y aura-t-il une suite? Le Bhoutan serait un cadre exceptionnel. En tout cas, tous mes remerciements à ta soeur pour ces moments aussi délicats que précieux! » Anne Fonteneau

«J’ai entrepris la lecture de ton roman lundi dernier, cette lecture m’a emportée. C’est très bien écrit, limpide et enlevant. Plein d’émotions. Les personnages sont très attachants, on les vit dans toutes leurs complexités, leurs ambiguïtés et bien sûr, leurs secrets angoissants et souffrants. J’ai aimé la structure nous amenant dans le présent et le passé de chacune.» Danielle Huot

«J’ai dévoré littéralement sa deuxième œuvre. Au début, j’étais fascinée par les mots ,le style , la forme. Et sans en être trop consciente , je me suis laissée happer par l’histoire…C’est toute une somme incroyable de travail pour offrir à nous les lecteurs des heures de plaisir avec les mots tout en cheminant de façon parallèle dans l’histoire de ces trois femmes , lesquelles portent un bout d’histoire commune à plusieurs femmes.» Jacinthe


La fugueuse, c’est Léa, la propriétaire d’une librairie de Québec, terriblement ébranlée par la disparition soudaine de sa sœur, victime d’un accident d’avion au large de la Nouvelle-Écosse. Cette mort tragique provoque une crise qui dépasse la peine inévitable du deuil et réveille les fantômes de l’enfance tourmentée de la femme arrivée au mitan de sa vie.

En fuyant son quotidien pour se rendre sur les lieux du drame, Léa espère trouver un apaisement. Elle ressent une rupture interne, un éparpillement qui l’empêche d’être heureuse. Pourquoi ne peut-elle aimer, avoir des enfants, se donner à l’amitié? Poussée par un désir inexplicable, elle revient à Peggy’s Cove, là où l’avion s’est enfoncé dans l’océan, et affronte son passé.

La fugueuse est un drame familial, une histoire profonde et humaine inspirée d’une catastrophe aérienne réelle. Chevauchant plusieurs époques, ce récit délicatement construit est parsemé d’éléments qui s’entrecroisent pour dévoiler peu à peu des secrets troublants.

Carmen Robertson, La fugueuse, Guy Saint-Jean, avril 2012

Extrait

« Pour la première fois, il te fait vraiment l’amour, attentif à tes moindres frissons, à tes hésitations, au mélange de désir et de retenue qui t’entrave. Et tu pars très loin, vers les voluptés de ton enfance, sur l’herbe grasse, sous un arbre. Les rayons du soleil jouent sur ta peau au gré du vent dans les branches. Les racines mouvantes entraînent le sol dans un rythme ondulatoire et berçant. Puis, elles se détachent et enlacent ton corps. Elles te pénètrent, te pétrissent, te malaxent, te réduisent en bouillie. Tu te mélanges à la terre. Tu t’y fonds, participant à l’Univers sous cette forme obscure et fondamentale. Te nourrissant de lumière et d’eau. En intime communion avec les grands arbres et les minuscules fourmis. Tu acceptes. Tu consens à cette métamorphose. Tu meurs et tu revis à la fois.

Vous demeurez longtemps silencieux et immobiles, vous confondant comme la terre et le sable, mais pourtant étranger l’un à l’autre. Il vous faudra vous recomposer, retrouver un à un vos membres dissous, refaire l’unité de tous ces éléments épars. »

En vente en ligne sur le site Rue des libraires, chez l’éditeur Guy Saint-Jean et dans toutes les bonnes librairies.

Des échos

Bonjour Carmen,
Le résumé me donne déjà le goût de lire la suite.
La photo de couverture est superbe.
Réserve-m’en une copie avec un mot de toi que je prendrai le 22 avril.
Au plaisir de te revoir.

Carmen Richard

Carmen, moi aussi j’ai vraiment hate d’en lire plus. Auras-tu la version numerique que ie pourrais me procurer ches un libraire et lire avec ma liseuse?

Diane Brodeur

Inspirant, j’ai vraiment hâte de le lire! Je sens que ça va plaire à Bliss aussi, je vais t’en acheter une copie supplémentaire pour elle… La couverture est vraiment réussie, elle nous donne déjà une idée de la profondeur du roman!

Youri Levasseur

Je l’ai dévorée cette fugueuse. Elle me semble très proche et très lointaine à la fois. Quel être profond et tourmenté. J’espère qu’elle n’est que fiction??? J’ai hâte de lire le prochain (désolée de te mettre de la pression).

Diane Brodeur

Bonjour Carmen,

Ma soeur était très contente de recevoir ton livre .
J’avais oublié de te dire que sa petite fille ( 8 ans ) s’appelle Léa.

Hier, j’ai terminé la lecture de <>.
La lecture de ce livre fut pour moi comme le visionnement d’un film. J’ai vu les paysages, les endroits et toutes les images si bien décrites. J’ai entendu les voix, les bruits, les sons, j’ai senti les odeurs….et les arômes…
Ce film m’a plongé dans différents états d’âme passant du rire à la tristesse me laissant parfois la gorge serrée….

J’ai aimé les nombreuses expressions, certaines provenant de la vie de mon enfance.

Que de vivacité dans tes propos. La vie de cette Léa placé au premier plan m’a fait beaucoup réfléchir sur la quête de sens. Rilke disait : » L’amour d’un être humain pour un autre, c’est peut-être l’épreuve la plus difficile pour chacun de nous, c’est le plus haut témoignage de nous-mêmes; l’oeuvre suprême dont toutes les autres ne sont que les préparations » .

À la page 235, dans la relation Charles-Léa, Léa se dit » il s’est amouraché d’une image » …..Ces propos m’ont fait pensé à ce que Fernando Pessoa écrivait dans son livre de <> : » Nous n’aimons jamais vraiment quelqu’un. Nous aimons uniquement l’idée que nous nous faisons de ce quelqu’un. Ce que nous aimons c’est un concept forgé par nous…et en fin de compte, c’est nous-mêmes » .

Enfin je crois qu’un tel livre pourrait favoriser un échange très intéressant autour d’une table où serait rassemblé un petit groupe de personnes devant un bon café….

REMARQUE : Depuis plusieurs années, mes nombreuses lectures se situent dans les domaines des neurosciences, de la physique quantique, du fonctionnement du cerveau humain, de la communication ( langage et métalangage ).
« Comment la matière devient conscience » G. Edelman ; » Que sait-on vraiment de la réalité » Une équipe de scientifiques. » L’esprit et la pensée » Krishnamurti. » L’autre moi-même » , Les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des émotions..Antonio Damasio…………

Je commence à peine à me faire à l’idée de lire un roman. Cependant la lecture de La Fugeuse m’a permis d’explorer des sentiers inconnus dans ce vaste champ de mon intériorité.

Je t’en remercie beaucoup.

Au plaisir de te revoir

Réjean Provencher

Message à ma maman au sujet de son roman.
En fait, je tourne autour du pot depuis quelques jours à propos de livrer mon impression sur ce roman. Prétextant un manque de temps qui, quoique véridique, n’est pas la vraie raison. La vérité, c’est que quelque chose me dépasse, quelque chose que je n’arrive pas à identifier et qui me touche peut- être trop pour que, justement, je veuille bien l’identifier. Est-ce bien ma mère cette femme intense qui écrit, justement, si intensément?? Mais que porte-t-elle au juste? Et quel chemin a-t-elle parcouru… Et je viens de là, moi? Moi, perdue à mes heures. Bien sur, ce n’est ni son histoire ni la mienne. Mais alors que ça peut faire mal de parfois se retrouver en cette perdue – mais battante – de Léa, ça déstabilise d’y voir sa mère. Sa mère, son point d’ancrage, son repère dans les pires brumes, son équilibre. Qu’as-tu mis sur tes épaules ma petite maman, qu’as-tu caché pour que je te sente aussi solide, aussi présente alors que la vie te fouettait comme tout le monde? Alors que tu t’es débattues jusqu’à ce que cette intensité fasse son chemin jusqu’à l’écriture…

Je t’aime très fort moumimouchka. Je suis seulement plus consciente aujourd’hui – et oh combien touchée – de la battante que t’es. Merci pour le plaisir de ce roman captivant, merci d’avoir tenu bon dans ton rôle de mère. Merci d’être toujours là.

Maïthé Levasseur

Chère grande fille,

D’abord merci pour m’avoir livré avec tant d’émotion le trouble que provoque pour toi la lecture de La fugueuse. Je ne doute pas que mon livre fait apparaître un univers de fragilité qu’il est dérangeant d’associer à l’image que tu te faisais de ta mère. Tu n’es pas la seule à exprimer ton étonnement d’ailleurs.

L’écriture, pour moi, c’est sortir du placard, c’est le moyen montrer ma face cachée et je peux te dire que c’est à la fois super et effrayant. Je crois que la solidité que tu me prêtes est réelle. C’est la facette de moi qui s’exprime le plus facilement. La fragilité est réelle aussi, c’est celle que je camoufle le plus possible (comme bien des gens d’ailleurs). Écrire, c’est me donner l’occasion d’être plus entière, d’être en contact avec ma complexité, ou tout au moins d’essayer. Par la fiction, c’est moins difficile. Je pense enfin que la force, ce n’est rien d’autre qu’une fragilité rendue tolérable par une longue démarche jamais finie d’apprivoisement de soi. C’est vrai que je me suis battue, et débattue, pour arriver faire de la place à ce qui ne correspondait pas à ce que j’aurais voulu être. Et je résiste encore, c’est sûr.

Pour terminer, je dirais aussi que la complexité des êtres que je cherche à mettre en lumière par mon écriture n’est pas que la mienne, mais celle que je devine aussi chez les autres. Être touchée par la lecture, je crois que c’est aussi la manière du lecteur de contacter sa propre sensibilité.

Voilà, ma chère fille, les réflexions qu’a suscitées ton commentaire si touchant et qui m’est allé droit au cœur. Je dirais en conclusion que c’est la part sensible de moi qui a lu ton commentaire, les larmes aux yeux, et que c’est la femme forte et lucide qui y répond! On ne se change pas si facilement!
Bonjour Carmen,

Je ne sais pas si tu vas te souvenir de moi, je l’espère, mais je travaille toujours à la bibliothèque de Charlesbourg. Et sur ce lieu privilégié, je suis tombée sur ton dernier roman, la Fugueuse. En ce moment, j’ai une copie numérique sur mon ordinateur et j’ai quelques jours de congé. J’alterne donc entre des tâches de maison et la lecture de ton roman. Et bien d’autres choses ordinaires.

Carmen, je suis enchantée de te lire, premièrement, et je ne peux qu’apprécier ce que tu écris. Tu sembles beaucoup aimer les mots et je dois te dire que c’est aussi mon cas.

J’espère qu’on va se reparler bientôt!

Danielle Guimont

4 réflexions sur “Carmen Robertson – Publications

  1. Je viens de découvrir cette merveilleuse auteure à la lecture de Les blessures du silence. Autant par la plume que par l’histoire, Mme Robertson m’a ennivrée du début à la fin. Merci à vous pour tout ce que cela demande d’écrire des histoires aussi captivantes et humaines, en tous leurs points de vue. J’ai déjà hâte de me procurer vos autres oeuvres.

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