La lecture sans bouquin – suite

L’expérience de la lecture

Le 5 mai dernier, je vous faisais part des plaisirs et des dangers de l’acquisition des livres numériques. Facile, rapide, simple comme bonjour. Trop peut-être. Puisque je suis maintenant propriétaire de 4 ebouquins : un récit de Gilles Archambault, le polar de Leon dont je vous parlais et deux essais, un sur les ateliers d’écriture et l’autre sur l’histoire du couvent des Ursulines de Québec.

De ma courte expérimentation, je conclus que la lecture est plus agréable sur une tablette que sur une liseuse, du moins sur la mienne, bas de gamme. J’ai apprécié lire de nuit, en visite, alors que tout le monde allait au lit et que j’avais encore un peu de gaz à dépenser. Pas besoin d’éclairage, ma tablette le fournissait. De plus, j’ai pu choisir ma lecture. Le livre s’ouvre à la page ou j’étais rendue. Pas besoin de signet papier que je perds toujours dans mon lit. Autre avantage, la possibilité de surligner certains passages et de noter mes idées ou mes impressions. En conclusion, une expérience positive.

Ce qu’il faut savoir sur le monde du numérique

Les plateformes

Pour les néophytes qui sont en majorité, il faut savoir que le livre numérique peut être lu sur plusieurs plateformes de lecture, soit l’ordinateur de table ou le portable, la tablette et la liseuse.

La liseuse (ereader comme disent nos amis français) est un appareil dédié à la lecture du numérique. Il fonctionne avec ce qu’on appelle de l’encre électronique. On a donc besoin d’un éclairage ambiant pour lire, tout comme pour un livre ordinaire. L’appareil est plus léger que les tablettes, il se décline en plusieurs modèles du bas de gamme au modèle plus performant. Sur la plage, ils gagnent en lisibilité ce que perdent les tablettes qui préfèrent la pénombre. Enfin, l’encre électronique serait moins fatigante pour la vue que le rétroéclairage de la tablette.

La tablette (nombreuses marques sont le iPad) est beaucoup polyvalente que la liseuse, c’est un véritable petit ordinateur qui permet entre autres de lire des livres. Il a les défauts qui font la qualité de la liseuse et vice versa.

Les formats de livres numériques

Deux formats principaux : le PDF et le epub

Le format epub est le plus polyvalent parce qu’il permet la recherche de mots, les annotations, le choix de la grosseur des caractères et plus encore.

Le PDF est ni plus moins qu’une photo du livre papier.

Les éditeurs choisissent l’un ou l’autre format en fonction des coûts de numérisation. Il est plus onéreux de numériser en epub qu’en PDF. Cependant, quand le lecteur a le choix des deux formats, le format epub me semble plus intéressant.

Les vendeurs de livres numériques

Ils sont multiples et ça bouge beaucoup dans le monde de la distribution. Hormis les géants tentaculaires tels qu’Amazon et Apple, le monde de l’édition s’organise petit à petit pour se tailler une place dans la distribution des titres numériques.

On peut ainsi acquérir ses livres numériques auprès de divers joueurs de l’industrie :

  • L’éditeur
  • Le distributeur
  • Les librairies
  • Les entrepôts numériques

Il est intéressant de savoir que l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) en collaboration avec un développeur d’outils numériques, De Marque, a mis en ligne un site, vitrine.entrepôtnumérique.com, sur lequel les éditeurs peuvent déposer pour la vente la copie numérique des livres qu’ils publient. Une librairie en ligne francophone pour les francophones comptant quelque 9 000 titres.

Autre site d’intérêt : ruedeslibraires.com qui regroupe les libraires indépendants du Québec. Leur site est une réponse à l’envahissement des géants cités plus haut. On se procurer tant une version papier qu’une version électronique du bouquin de son choix. Dans le cas du format papier, on pourra même l’acheter de sa librairie préférée en passant par le site. Belle façon d’encourager le commerce local.

Ces sites permettent souvent de feuilleter un extrait du livre, un atout pour le lecteur qui ne veut pas acheter à l’aveuglette.

Enfin, on peut maintenant emprunter des livres numériques des bibliothèques. Pas besoin de se déplacer, ni pour l’obtenir, ni pour le rendre. Au terme de la période de prêt, le livre s’efface de l’appareil de l’emprunteur

Avantages du numérique en fonction du type de livre 

Il me semble y avoir un potentiel immense du numérique par rapport à certains types de livres et que auteurs comme éditeurs n’en sont qu’aux balbutiements des possibilités qui s’offrent à eux.

Pensons qu’un livre numérique peut contenir du texte, bien entendu, mais aussi des animations, des démonstrations, des contenus interactifs et quoi encore. Pour illustrer l’intérêt de combiner ces différents éléments, imaginez le livre Le sexe pour les nuls en version numérique. Au chapitre du cunnilingus, vous prenez connaissance des notions de base. Vous pouvez de plus cliquer sur l’icône témoignage et écouter de brefs interviews et, plus pertinent encore, vous cliquez sur l’icône démonstration… Entre vous et moi, le guide en serait grandement enrichi.  😉

Il est évident que la convergence des moyens médiatiques sera un avantage pour une foule de types de livres : manuels scolaires, guides pratiques, guides de voyage, livres jeunesses et pourquoi pas le roman.

Par ailleurs, le numérique me semble particulièrement adapté à la poésie, car ce sont des œuvres qu’on lit à petite dose, par petits bouts, sur lesquelles on peut revenir sans fin. Sur support numérique, on les a toujours à portée de la main et on peut les méditer en tous lieux.

Avantages du livre papier

Les avantages du livre papier ne sont par ailleurs pas à négliger et, qui sait s’ils ne seront pas suffisants pour assurer sa survie en parallèle de son concurrent virtuel.

Les mordus du livre papier sont unanimes: l’expérience sensuelle de la palpation de l’objet, de l’odeur de l’encre et de sa réalité concrète dans le champ visuel est irremplaçable. Il est vrai que les amoureux de la lecture le sont aussi souvent de l’objet.

Autre considération, le livre papier jouit d’une espérance de vie exceptionnelle. Le numérique saura-t-il se transformer au fil du temps pour suivre les constantes métamorphoses des codes cachés du virtuel?

Nul besoin d’un fil et d’une prise de courant pour ouvrir un bouquin papier. Les liseuses, tablettes et autres supports en requièrent à plus ou moins courte échéance, bien que les liseuses aient une autonomie de plusieurs jours, voire semaines.

Enfin, il est plus facile de prêter un livre papier qu’un exemplaire numérique ordinairement cadenassé. Or personnellement, j’aime faire circuler les romans que j’ai lus jusqu’à ce qu’ils se perdent dans le décor, contrairement à d’autres ouvrages que je veux garder pour référence ultérieure.

Voici donc où j’en suis dans ma réflexion. Je crois que je vais jouer sur les deux tableaux, ne boudant aucun de mes plaisirs. Et vous?

3 réflexions sur “La lecture sans bouquin – suite

  1. C’est fait! Grâce à tes conseils, je suis maintenant propriétaire de ton livre .. numérique!!

Laisser un commentaire