Intermède littéraire

Je me délectais jusqu’à tout récemment du Chardonneret de Donna Tartt, mais j’ai dû le mettre de côté pour cause de pérégrination. Car nous sommes sur la route du retour. À Washington depuis quatre jours. Et encore deux jours de route avant de se poser sur le nid. Donc pas question de traîner dans les bagages cette tonne de briques qu’est le merveilleux roman de Donna Tartt et dont je vous reparlerai bientôt. Mais pas question non plus de me priver de lecture. J’ai donc acheté la version numérique du dernier roman de Donna Leon, Deux veuves pour un testament. C’est dans ces moments-là que la liseuse révèle ses véritables atouts.

Je crois vous avoir déjà parlé de cette auteure américaine installée à Venise depuis plus de deux décennies, dont tous les romans ont pour décor la Sérénissime et pour héros l’attachant inspecteur Brunetti. Étonnante Donna Léon. Pensez-y : un polar sans aucune violence, sans un coup de feu, avec un macchabée victime d’une crise cardiaque, une enquête qui n’en est pas vraiment une et une conclusion à l’avenant. Et un inspecteur débordant d’humanité. Mais cynique aussi. Qui ne le serait pas en Italie par les temps qui courrent, avec des politiciens et une mafia qui rivalisent d’ingéniosité pour voler la vedette aux criminels moins fortunés. Avec en prime un tour guidé de cette ville mythique et quelques cours de cuisine italienne.

Original, plein d’humour, reposant et tout de même captivant. Je vous conseille chaleureusement cette auteur.

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