Le 12 août, j’achète un livre d’un auteur québécois

Vous avez envie de participer à cette belle initiative de Patrice Cazeault, qui récidive demain, encouragé par le succès extraordinaire de l’an dernier. En appui à cet élan et inspirée par ma récente participation aux Correspondances d’Eastman, voici quelques suggestions de livre d’auteurs et d’auteures d’ici :

  • Robert Lalonde, C’est le cœur qui meurt en dernier« Robert Lalonde évoque de façon bouleversante celle qui fut sa mère, femme piégée par le destin et qui d’outre-tombe continue d’entretenir avec son fils un rapport de tendresse et de bataille. » Boréal
  • Andrée A. Michaud, Bondrée, « Été 67. Le soleil brille sur Boundary Pond, un lac frontalier rebaptisé Bondrée par Pierre Landry, un trappeur canuck dont le lointain souvenir ne sera bientôt plus que légende. Le temps est au rire et à l’insouciance. Zaza Mulligan et Sissy Morgan dansent le hula hoop sur le sable chaud, les enfants courent sur la plage et la radio grésille les succès de l’heure dans l’odeur des barbecues. On croit presque au bonheur, puis les pièges de Landry ressurgissent de la terre, et Zaza disparaît, et le ciel s’ennuage. » Québec-Amérique
  • Marie-Josée Martin, Un jour, ils entendront mes silences, « Corinne est une fillette lourdement handicapée. Elle ne peut ni bouger — ou si peu — ni parler. À travers ses yeux, néanmoins très lucides, nous sommes témoins de ses petites victoires, mais aussi des exigences, des soucis et des déchirures que son état finit par entraîner dans sa famille. Son désir le plus cher : vivre malgré les différences. » Renaud Bray
  • Sarah Rocheville, Go West, Gloria, « Go West, Gloria est un roman à deux voix : celle de Gloria, une jeune thanatologue ayant brusquement quitté le Québec pour Winnipeg, et celle, posthume, de son père. L’un fait le bilan de sa vie, l’autre se demande comment vivre libérée d’un tel héritage; l’un veut tout contrôler, l’autre tout perdre. Au fil des pages, où s’entremêlent les observations chirurgicales de la fille et le lyrisme exalté du père, les motifs de la fuite de Gloria et les circonstances qui ont provoqué la mort de son père s’éclairent peu à peu. À mille lieues du cynisme, ce roman est la quête réelle de deux êtres, séparés par une même folie, qui essaient trop tard de se rejoindre. Exploration des grands espaces dans lesquels on se découvre, expérience du temps retrouvé au seuil de la mort, Go West, Gloria conjugue le meilleur des traditions romanesques nord-américaine et française. »
  • Serge Bouchard, C’était au temps des mammouths laineux, « Avec sa manière inimitable, sur le ton de la confidence, Serge Bouchard jette un regard sensible et nostalgique sur le chemin parcouru. Son enfance, son métier d’anthropologue, sa fascination pour les cultures autochtones, pour celle des truckers, son amour de l’écriture. » Boréal
  • Perrine Leblanc, Malabourg, « Trois jeunes femmes ont disparu à Malabourg. Les amours cachées, les conditions matérielles délicates et la rumeur s’imposent alors entre les gens comme des obstacles et des fantômes.
    L’hiver suivant, Alexis et Mina quittent le village. Lui s’exile en France pour apprendre à composer des parfums. Elle s’installe à des centaines de kilomètres de la mer pour tout oublier. Ils se retrouveront quelques années plus tard à Montréal.
  • Malabourg se déploie en Amérique, dans la partie nord du continent; entre les Appalaches et la mer, à la lisière de la forêt boréale, sur les routes québécoises et les rives du fleuve Saint-Laurent, dans les rues de Montréal dont se sont emparés les étudiants en grève, sur l’Interstate 87 et à New York, l’étalon états-unien des grandes villes américaines. » Gallimard
  • Patrick Nicol, La nageuse au milieu du lac « La mère va disparaître. Elle a déjà perdu ses mots, ses souvenirs s’effacent un à un, bientôt tout son corps l’abandonnera. D’ici là, ses paroles désordonnées font surgir en vous la mémoire d’époques oubliées. L’enfant que vous étiez, le quartier tel que vous l’avez connu et d’autres jeunesses aussi, la sienne, celle de ses parents. La mère est devenue votre enfant : il faut la mener à ses rendez-vous, la soigner, la déménager, signer les papiers qui accélèrent ou retardent sa perte. L’accompagner sur le seuil et continuer d’avancer. Il ne s’agit pas ici de témoigner, mais de sublimer : transformer l’expérience en objet de beauté. Ne pas chercher à tout dire, ne rien expliquer; montrer. Les visages changeants, les oiseaux par la fenêtre, les ongles trop longs, la crise, et vos élèves qui attendent des réponses alors que le monde vous échappe. » Le Quartanier
  • Michael Delisle, Le feu de mon père, « Dans ce poignant récit, le poète se remémore son père, le bandit devenu chrétien charismatique, l’homme violent qui ne parlait plus que de Jésus, l’homme détesté qu’on ne peut faire autrement qu’aimer, en dépit de tout. » Boréal

Enfin, une suggestion additionnelle : si ça vous est possible, favorisez une librairie de quartier plutôt qu’une grande chaîne ou une grande surface. Les librairies indépendantes ont bien besoin de nos encouragements.

Une réflexion sur “Le 12 août, j’achète un livre d’un auteur québécois

  1. J’ajouterais Carmen À l’état sauvage de Robert Lalonde un roman très émouvant

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