Dans le lot, une première pépite

J’ai commencé la lecture de La guerre n’a pas un visage de femme, de Svetlana Alexievitch. Sur la participation des femmes russes à la guerre. Une incursion dans ce qu’elle appelle «le continent isolé des femmes». Pour ce faire, elle a arpenté son pays durant 7 ans et rencontré des femmes qui lui ont raconté leurs souvenirs. Aux détracteurs de sa démarche qui objectent que les souvenirs ne font pas de l’Histoire, elle réplique…

«Mais pour moi c’est là, dans la voix vivante de l’homme, dans la vivante restauration du passé, que se dissimule la joie originelle et qu’est mis à nu le tragique de la vie. Son chaos et son absurde. Son horreur et sa barbarie. Tous ces éléments y apparaissent, vierges de toute altération. Ce sont des originaux.»

La cinquantaine de pages lues jusqu’à maintenant permettent de comprendre sans peine la réception par l’auteure de la plus haute distinction sur le plan littéraire, le prix Nobel. Il me faudra un bon moment pour absorber et digérer ce contenu touchant, troublant. Et pour vous revenir avec mes commentaires…

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