L’amie prodigieuse, tome 2

D’entrée de jeu, je vous dirai que j’ai moins apprécié ce tome 2 de l’œuvre presque mythique d’Elena Ferrante, L’amie prodigieuse. Ce qui n’empêche que je l’ai lu à grande vitesse, accrochée au destin des deux amies, fébrile, dans l’expectative et la crainte d’un drame qui ne pourrait que frapper, éminemment.

amie prodgMais voilà, j’ai eu l’impression que le récit s’enlise dans une formule qui s’étire à l’infinie. Les deux amies ne peuvent se passer l’une de l’autre, puis s’éloignent, blessées, pour se revenir et recommencer cette valse hésitation entre haine et amour. « […] elle et moi, cellule formée, déformée et reformée » comme l’exprime elle-même Elena. Éloignée de Lila, Elena reprend confiance en elle-même avant de s’effondrer à nouveau devant l’évidence de son infériorité à l’aune de sa prodigieuse amie.

J’en étais aux deux-tiers du livre lorsque je me suis dit qu’il faudrait bien qu’il se passe quelque chose de définitif, qui allait imprimer au récit une trajectoire nouvelle. Et j’ai cru que ça y était. Mais non, pas vraiment. Le cycle s’est plus ou moins reproduit et m’a menée jusqu’au dernier mot du livre, dernier mot à la fois plein de promesses qui seront sans doute déçues.

Je n’en dévoile pas plus sur le contenu pour ne pas décevoir ceux et celles qui en seraient encore au premier tome.

Malgré ces réserves, je sais bien que je voudrai lire la suite dès que je pourrai mettre la main dessus. En attendant, je vais retourner à John le Carré ou à Willian Boyd. Ça va me faire du bien.

Elena Ferrante, Le nouveau nom. L’amie prodigieuse II, Gallimard, Coll. Folio, 2012 (2016 pour la traduction française) 622 pages

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