Les traces de nos pas

D’un côté la mer
Cousue à l’horizon

De l’autre côté la ville
Adossée contre le ciel

La mer clapote ou gronde
Ondule ou roule sa fureur
Camouflant le gouffre
Sous ses innocentes crêtes
Que le vent retrousse
Comme une pluie inversée

La ville de verre se tient debout
Grince ou rugit
Grouille, s’agite ou s’énerve
Camouflant le gouffre
Derrière ses lumières innombrables
Comme un ciel de nuit inversé

Entre les deux, je marche sur le sable
Qui absorbe toutes choses, même les rêves
Je marche sur le fil tranchant de la vie
Avec dans les mains de l’eau et du verre
Dans le galop assourdissant des chevaux
Que la brunante excite

Ni la mer, ni la ville, ni le sable ne gardent la trace de nos pas…

Laisser un commentaire