Plaidoyer pour l’ennui (suite)

J’ai trouvé cet article de Languirand sur le difficile sujet de l’ennui:

« Et si l’ennui, en définitive, était l’écho en nous de la quête d’infini ! On ne soupçonne guère la véritable nature de ce manque, de ce vide, de ce creux que nous éprouvons au fond de l’être… Si on prenait conscience de cette quête du Graal en nous, sans doute cesserions-nous de demander au monde ce qu’il ne peut offrir.

C’est que l’ennui appartient à l’univers du vide. En quoi il représente aussi une condition favorable à la réflexion, à une prise de conscience, à l’éveil. L’ennui devient alors l’occasion de devenir un peu plus cause de soi ».

L’ennui est un sujet difficile à cerner. Il fait partie de notre état d’ambivalence si difficile à supporter. Ce qui fait si mal ferait moins mal si on s’y abandonnait. L’ennui qui nous écrase nous apporterait peut-être un regain de vitalité si on cessait de le combattre. Non que l’ennui soit désirable en soi, mais le fait de s’étourdir ne fait en vérité que nourrir cet ogre insatiable.

Une réflexion sur « Plaidoyer pour l’ennui (suite) »

  1. L’espace d’ennui est aussi une porte de création. Un espace de vide qui, bien qu’étourdissant (conmprendre ici la crainte du vertige du vide), est aussi un formidable canal de présence à soi et de renouveau!

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