Chronique de Carolle – Le cerveau de Kennedy

Résumé du livre

Un thriller entre Suède et Afrique, fusion des thèmes chers à Mankell : les
turpitudes du monde contemporain, la  complexité des rapports mère/fils, la mort omniprésente, et surtout les ravages du sida en Afrique, face à l’indifférence des Occidentaux. L’intrigue se concentre autour de la quête d’une mère. Louise Cantor, 54 ans, archéologue travaillant sur un site du Péloponnèse, revient en Suède et se réjouit de revoir son fils Henrik. Elle le découvre mort, dans son lit. Pas un instant Louise ne croit à un suicide. Avec l’énergie du désespoir et une obstination d’archéologue, elle va tenter de reconstituer les dernières années de la vie d’Henrik, fragment par fragment comme on recolle un vase antique à partir de tessons épars. Commence alors un périple halluciné. En Australie, d’abord, où Louise retrouve Aron, le père de son fils et le persuade de l’aider. Puis à Barcelone où Henrik possédait un appartement secret et menait une double vie à son insu. Quand Aron disparaît brusquement, Louise part seule au Mozambique, à la rencontre de Lucinda, une jeune noire amie de son fils. Le choc est brutal. S’ensuit une longue descente jusqu’au fond de la détresse, avec en contrepoint la découverte de la pleine signification du mot ‘misère’ dans ses multiples aspects. Aux prises avec des forces occultes qui la dépassent, Louise retourne en Suède et se jure de trouver et d’assembler les derniers ‘fragments du vase’.

Source :http://www.evene.fr/livres/livre/henning-mankell-le-cerveau-de-kennedy-38779.php

Commentaire de Carolle

Je me suis sentie interpelée dès le début de la lecture de ce livre, d’abord parce que c’est une mère qui a perdu son fils et deuxièmement parce que, comme elle, je voulais comprendre. Je l’ai lu très rapidement car je ne pouvais me résigner à arrêter, je voulais en savoir le plus possible et le plus rapidement possible. Je me sentais même inquiète pour vrai et cela, du début à la fin. C’est une fiction, mais on se fait prendre et on pense que c’est presque la réalité. Tout est tellement plausible qu’on est tenté d’y croire. On a tellement entendu de choses invraisemblables au sujet des industries pharmaceutiques que cela n’est peut-être pas si loin de la réalité. De plus, le fait que ce soit la mère qui fasse l’enquête plutôt qu’un détective ou qu’un policier crée un suspense émotif encore plus grand. Cela fait ressortir la forte intuition maternelle qui la fait courir au-devant des dangers et le courage qu’elle déploie pour les affronter.

Une excellente intrigue policière, une intrigue indescriptible, sans répits. On va de surprise en surprise, je devrais dire de mauvaise surprise en mauvaise surprise, mais heureusement, on y rencontre aussi de la bonté et de la chaleur humaine souvent chez les plus pauvres et les plus démunis. J’ai grandement apprécié ce livre.

Henning Mankell, Le cerveau de Kennedy, Seuil, 2009.

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