Les Correspondances d’Eastman : le bonheur de l’écriture

Un lapin brun, quelques oiseaux, une cascade, des sièges disséminés dans un cocon de verdure et de fleurs. Nous sommes dans la Chambre des poètes, une des onze chambres d’écriture (comprenez jardins) éparpillées dans le village d’Eastman dont le coeur battra, durant quatre jours, au rythme de la plume. Celle des correspondants, bien sûr, mais aussi celle des écrivains y convergeant pour parler écriture. Comme ce fut le cas dans  le cadre de ce premier café-littéraire ayant pour thème Apprivoiser l’effroi de vivre, rien de moins!

 

Chambre des poètes, jardin du Gîte La Cassetta
 
 Sous le chapiteau, trois jeunes femmes ont pris place sur l’estrade. Claire Legendre, avec son regard d’écorchée, Geneniève Pettersen (la Madame Chose de la Presse), avec son air frondeur, Caroline Allard (la mère indigne) avec sa vivacité rieuse. Tristan Malavoy, pose une première question et c’est parti! Toutes trois ont envie de partager leur besoin d’écrire, leurs plaisirs et leurs angoisses d’écrivaine. Une sorte de bonheur s’installe, celui des mots, de la parole partagée, des livres écrits ou lus. Quelque chose en moi se dilate. Je respire mieux, j’existe davantage. 

De quoi ont-elles causé? De ce qui les pousse à mettre en livre leur propre histoire (toutes trois écrivent à partir d’un matériau autobiographique), de la transformer pour donner un sens à ce qui n’en a peut-être pas suffisamment, pour l’illusion éphémère de mettre de l’ordre dans ce qui, par essence, est pur désorde, pour sentir que sa vie correspond à ce qu’elle doit être, pour combler un vide, conjurer des peurs. Des choses graves traitées avec sérieux et humour. Avec profondeur aussi. Et derrière les facades, pointe la fragilité de chacune. 

À la suite de ce café littéraire donnant envie d’entendre les mots qui murmurent en soi, de les écrire, quoi de mieux que de se retrouver dans une chambre d’écriture. On nous remet du papier et une enveloppe. Pour écrire une lettre que les Correspondances se chargeront d’oblitérer et de poster, n’importe où dans le monde! Bien callé dans sa chaise Addirondak, mon homme réfléchit, prend des notes. Quand on envoie une lettre à quelqu’un, on n’écrit pas n’importe quoi, quand même! Moi je pense à ce que je vous écrirai pour vous faire partager mon bonheur. Je prends quelques photos pour l’illustrer.   

Un correspondant en action
 Et ce n’est qu’un début. Encore trois jours d’émotions, de réflexion, de rêverie. Trois jours de rencontres et d’échanges. Trois jours à planer.

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