Regards brûlants 

Très belle émission de La grande librairie, ce soir (23 mars 2017). Un thème qui me tient particulièrement à coeur en ce moment: la relation à la mère dans les romans. Dans Ma mère, cette inconnue, Philippe Labro s’acquitte de l’attente qu’avait formulée à son égard sa fratrie, soit d’écrire la vie singulière de leur mère. Anne Dauphine-Julliand quant à elle raconte la perte de son deuxième enfant, une petite fille, pour que ses frères, plus tard, bénéficient eux aussi de ce que la petite leur a appris, comment vivre au jour le jour, comment être heureux. Le titre a quelque chose de touchant, voire de bouleversant: Deux petits pas sur le sable mouillé. Abdallah Taïa, Marocain vivant en France, évoque sous le mode épistolaire sa relation de benjamin non désiré. Je passe sur les lauréates du prix France Télévision, toutes deux fort intéressantes pour souligner la présence de la grande écrivaine américaine qu’est Louise Erdrich dont j’avais lu avec beaucoup d’émotion Dans le silence du vent, un livre magnifique. Quelques-unes de ses œuvres ont été recommandées par François Busnuel, dont Le pique-nique des orphelins que je me propose de lire à la première occasion.

Comme toujours, des réflexions captivantes sur le rôle de l’écrivain, de la lecture, de la frontière poreuse entre réalité et fiction. Mais surtout, ce soir, ces regards, bleus ou sombres, tendres ou brûlants. Une douceur entre ces écrivains réunis autour d’une idée, le lien à la mère, et d’un désir, dire, raconter au plus près de la vérité, non pas celle des faits, mais celle des émotions.

Une réflexion sur “Regards brûlants 

  1. Bonsoir Carmen,

    Je regarde aussi cette émission: » La Grande Librairie » tous les dimanches matin de 10h00 à 12h00. J’aime beaucoup le concept de cette émission, et l’animateur fait un beau travail.

    Bonne fin de soirée
    Réjean

Laisser un commentaire