Laissez-vous, comme moi, emporter dans l’univers dur, sauvage et profondément humain — humain au sens le plus brut, pas le plus tendre — de Fauves, de Mélanie Da Costa.
Dès les premières pages, on est happé par ce garçon à l’émotivité et à l’agressivité à fleur de peau. Incapable de contenir ce qui l’habite, il trouve pourtant un étrange exutoire en rejoignant une troupe de cirque tsigane itinérante. Lui, le gadjo, l’étranger, y apprendra à dompter des fauves. Une vocation paradoxale : tenter de maîtriser des lions, des tigres et une panthère alors qu’il peine lui-même à apprivoiser la bête qui gronde en lui.
Amoureuse des chats que je suis, j’ai été ébranlée par le destin de ces grands félins, arrachés à leur nature, dressés, enfermés. Mais les animaux ne sont pas les seuls fauves de cette histoire. Les humains le sont tout autant.
Tout, ici, est rugueux. L’amour. Le rapport au corps. Les liens familiaux. Les trahisons. La violence. L’instinct de survie. Chacun avance avec ses cicatrices, ses élans, ses morsures. Les personnages sont complexes, rarement prévisibles, et les zones d’ombre qu’ils portent ne sont jamais simplifiées.
Mélanie Da Costa nous tient en haleine du début à la fin. La tension ne cesse de monter, jusqu’à devenir presque suffocante dans les derniers chapitres. Impossible de refermer le livre avant d’avoir atteint la dernière page.
Je n’ai pas encore lu les autres romans de l’autrice, mais je sais qu’elle est à l’origine de plusieurs best-sellers. Fauves possède toutes les qualités d’un roman qu’on dévore : une intrigue prenante, un rythme soutenu et une tension qui ne faiblit jamais. Pourtant, il est loin du roman grand public facile ou convenu. Derrière cette lecture addictive se cache une véritable exploration de nos instincts les plus primitifs : ceux qui nous poussent à protéger, à aimer, à trahir et, surtout, à survivre.
Une lecture captivante, qui se dévore d’un souffle… et qui laisse quelques griffures.








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