La nuit, quand je fais de l’insomnie, des martinets font des arabesques sur mon ciel de lit, lançant leurs cris pointus comme des mots orphelins. Ces mots scintillent un moment, comme des lucioles dans la brunante qui m’enveloppe. Ils s’éteindront dans l’eau noire du sommeil, et au matin, ils n’auront jamais existé. À moins que je ne capte ces lueurs éphémères, signaux du monde ténébreux au-dessus duquel nous marchons, inconscients du trésor, comme les paysans italiens cultivant leur lopin au-dessus d’une Pompéi oubliée.








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