Les livres, essentiels dans la trousse de survie

Le mois d’août, c’est la saison des bleuets et des Correspondances d’Eastman. Là où se laisse cueillir la parole d’auteurs habités par la passion de l’écriture, de la transmission, de la poésie, de la fiction, du monde scruté à la loupe des mots.

Je suis venue y faire ma cueillette annuelle. Et la première tale rencontrée est, sans surprise aucune, d’une grande abondance. Abondance que je ne suis pas seule à anticiper, car à mon arrivée sous le chapiteau, je tombe sur une salle comble, ce qui n’est pas si fréquent.

David Goudreault autographiant mon exemplaire de La bête intégrale

Le surdoué

David Goudreault s’est d’abord fait connaître par le slam, poésie orale et rythmée, et par sa prouesse qui lui a fait gagner la Coupe du monde en poésie, en 2011, à Paris, rien de moins! Il est aussi connu pour ses chroniques dans les journaux et à Radio-Canada. À moins de 40 ans, il a publié quatre recueils de poésie, trois romans, une oeuvre déjà couverte de prix. Si David Goudreault a laissé tomber le slam, il n’a cependant pas tourné le dos à la scène et présente un spectacle très couru dont je ne peux malheureusement pas encore vous parler, ne l’ayant pas vu, mais brûlant d’y assister. Car ce virtuose de la plume est aussi une bête de scène, et ça, je le dis en toute connaissance de cause pour l’avoir entendu l’an dernier, aux Correspondances. C’est aussi un être profondément engagé sur le plan humain, travailleur social de formation et de pratique, visitant les écoles comme les pénitenciers pour parler littérature, offrir aux autres ce cadeau de la vie qu’est la parole des écrivains.

Les Correspondances d’Eastman ont donc choisi de l’inviter à l’une de ses Grandes entrevues. Jérémy Lanier qui l’a interviewé était presque en vacances tant l’auteur a la réponse généreuse. Une simple question et le brillant jeune homme est lancé, mariant réflexions, boutades, citations érudites.

Le passionné

Son message délivré avec passion et humour est un vibrant plaidoyer pour la littérature sous toutes ses formes: poésie, BD, polars, fiction et autofiction. Qu’on laisse traîner les livres dans la maison! N’importe lesquels. Mais la poésie surtout. Même si ces bouquins n’intéressent pas leur propriétaire, il pourraient intéresser quelqu’un d’autre. Et leur sauver la vie (ça, il l’a déjà dit sur une autre tribune). Il me donne envie de sortir de la bibliothèque mes Miron, Duguay, Lapointe, Dorion…

Sa passion est communicative et, dès la fin de l’entrevue, je cours à la librairie temporaire jouxtant le chapiteau pour acheter des livres, dont la trilogie, La bête intégrale, qui réunit ses trois premiers romans. J’avais déjà lu le premier tome, La bête à sa mère, et j’en avais été soufflée, comme en fait foi le billet publié l’an dernier.

J’ai aussi fait main basse sur un livre de poésie de Jean-Paul Daoust, Le fauve amoureux. Tango américain et sur l’essai d’Étienne Beaulieu, Splendeur au bois Beckett.

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